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Que voir au nord Vietnam? C’est la question qu’on me pose le plus depuis 2003. Et ma réponse a changé avec les années, pas parce que le Nord a changé, mais parce que j’ai compris que la question derrière la question est toujours : « ou où est-ce que je ne serai pas déçu ? »

Voici ce que je dis à mes voyageurs quand ils arrivent à Hanoï avec dix jours devant eux.

Le Nord du Vietnam, c’est quoi exactement ?

On appelle « Nord Vietnam » tout ce qui se trouve au-dessus de la ville de Vinh, soit environ un tiers du territoire du pays. Mais géographiquement, ce « Nord » cache trois zones très différentes.

La plaine du delta du Fleuve rouge : Hanoï, les rizières du delta du fleuve Rouge, Ninh Binh et ses paysages karstiques qui ressemblent à une baie d’Ha Long posée sur la terre. Plus à l’est, Lang Son et la vallée de Bac Son, oubliées de la plupart des circuits. Altitude : 0 à 200 mètres. Chaleur estivale, brume hivernale.

Les montagnes du Tonkin : Sapa, Mu Cang Chai, Nghia Lo, Pu Luong, Mai Chau, Hoang Su Phi, Dien Bien Phu, Lao Cai. Altitude : 800 à 1 800 mètres. Rizières en terrasse, ethnies de montagne, routes sinueuses, lacs de barrage que personne ne mentionne.

Le plateau karstique du Grand Nord : Ha Giang, Cao Bang, Ba Be, Dong Van. Altitude : 1 000 à 1 600 mètres. Aiguilles de calcaire, cols vertigineux, vingt ethnies dans un seul district, cascades et gorges.

Ces trois zones n’ont pas le même climat, pas les mêmes saisons, pas les mêmes profils de voyageurs. Un itinéraire Nord Vietnam efficace tient compte de ça.

Hanoï : incontournable, mais pas pour les raisons qu’on vous dit

On vous dira que Hanoï est une étape obligatoire. C’est vrai, mais pas parce que la ville est éblouissante.

Hanoï est une ville de travail. Une capitale asiatique du XXIe siècle avec des klaxons, des débrouillardises, une énergie qui déborde. Ce qui la rend précieuse pour le voyageur, c’est ce qu’elle donne accès : le Vieux Quartier des 36 rues marchandes (chacune spécialisée depuis le XIVe siècle dans un commerce), le lac Hoan Kiem en plein centre, le Mausolée de Ho Chi Minh et la maison sur pilotis qui dit plus de choses sur cet homme que les discours officiels.

Ce qui mérite vraiment votre temps : le Musée d’ethnologie, soit l’une des meilleures introductions aux 54 ethnies du Vietnam avant de partir en montagne (prévoir au minimum 3 heures). Le Temple de la Littérature, fondé en 1070, est l’université la plus ancienne du pays : avec un bon guide, il raconte mille ans d’histoire du mandarinat vietnamien. L’Opéra colonial, construit en 1911 sur le modèle de l’Opéra Garnier, est l’un des bâtiments qui dit le mieux ce que fut la présence française à Hanoï. L’architecture alentour (Grand Hôtel Métropole, palais du gouverneur général) complète le tableau.

Ce qu’on sous-estime : un petit déjeuner debout dans une ruelle des vieux métiers, à 7h du matin, avec un pho bò préparé par une femme de 70 ans qui n’a jamais servi un bouillon tiède de sa vie. C’est la vraie Hanoï.

Comptez 2 jours à Hanoï, 3 si vous êtes curieux de l’histoire coloniale et de l’architecture art déco.

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Un coin du marché Dong Xuan à Hanoi

Ha Giang : le Grand Nord, pour ceux qui veulent décrocher

Si vous n’avez jamais entendu parler de Ha Giang, vous n’êtes pas seul. La province est à 300 kilomètres au nord de Hanoï, à 6 heures de route, et elle n’est pas sur le circuit classique Vietnam des agences européennes. Raison de plus pour y aller.

Le plateau de Dong Van est classé Géoparc mondial UNESCO depuis 2010 : 2 350 km² de formations calcaires taillées par l’érosion sur 500 millions d’années. Les aiguilles de pierre peuvent atteindre 1 600 mètres. Entre elles, des villages H’Mong, Lo Lo, Dao, Giáy, chacun avec ses propres costumes et ses propres marchés.

Le col de Ma Pi Leng, 1 800 mètres, surplombe la rivière Nho Que dans des gorges de 800 mètres de profondeur. Les eaux turquoise en contrebas, la roche grise au-dessus. Il n’est sur aucun circuit standard, et pourtant c’est l’un des paysages les plus saisissants du pays.

Ce que peu mentionnent : le village de Du Gia et sa cascade, à mi-parcours de la boucle entre Meo Vac et Yen Minh. Une halte qui casse le rythme de la route de montagne avec une cascade accessible depuis le village en 20 minutes à pied. Les familles Dao y cultivent encore du riz en terrasse sur les pentes environnantes. C’est un des arrêts que nos guides recommandent en dehors des belvédères fléchés.

À Ha Giang, la mise en scène touristique est quasi inexistante. Les femmes H’Mong au marché de Meo Vac ne portent pas leurs costumes pour les visiteurs. Elles les portent parce que c’est dimanche et qu’elles viennent depuis deux heures de sentier.

Pour l’itinéraire complet de la boucle (4 à 5 jours, moto ou guide, permis IDP 2026), voir notre guide de la boucle Ha Giang.

Sapa : spectaculaire, mais différent de ce qu’on vous montre

Sapa existe en deux versions selon le mois où vous arrivez.

Version septembre-octobre : les rizières en terrasse de la vallée de Muong Hoa s’allument en or. Les H’Mong Noirs descendent des villages pour les marchés de la semaine. Les cascades Silver Falls débordent. C’est la version qui peuple tous les Instagrams.

Version juillet-août : brouillard permanent, groupes de visiteurs vietnamiens en week-end (Sapa est à 4 heures de train de Hanoï), restaurants bondés, visibilité médiocre.

Ce que personne ne dit : Sapa la ville est défigurée par la construction touristique accélérée des quinze dernières années. Les grands hôtels dominent la montagne, et le village H’Mong Cat Cat est devenu une attraction payante. Cela ne diminue pas la beauté des rizières et des villages satellites, mais ça conditionne l’expérience selon l’attente qu’on en a.

Lao Cai, à 35 kilomètres en contrebas, est souvent juste un point de passage pour rejoindre Sapa. C’est dommage : ses marchés hebdomadaires méritent une attention particulière.

Lao Cai et ses marchés hebdomadaires

Lao Cai est la ville frontalière avec la Chine, au pied de la montagne que couronne Sapa. La plupart des voyageurs la traversent sans s’arrêter, pressés de prendre le bus ou le train vers les sommets.

Ce qu’ils ratent : les marchés ethniques des villages alentour. Chaque ethnie du Nord-Ouest a son propre jour de marché, selon un cycle hebdomadaire centenaire. Muong Khuong le dimanche, Bac Ha le dimanche également, Si Ma Cai le lundi. Ces marchés ne sont pas des marchés pour touristes : ce sont des marchés de fond de vallée où les familles H’Mong Fleuris, Tay, Nung, Phu La se retrouvent pour acheter, vendre, et parfois chercher un futur époux ou épouse parmi les jeunes des villages voisins.

Le marché de Bac Ha en particulier, à 65 kilomètres au nord-est de Lao Cai, est l’un des plus colorés du pays. Les H’Mong Fleuris y arrivent en costumes brodés sur des chevaux. Les étals mêlent buffles, vêtements, herbes médicinales et alcool de riz. La caisse enregistreuse est absente. Tout se négocie à voix basse.

Compter une demi-journée depuis Sapa, ou intégrer Bac Ha comme étape propre sur la route de Ha Giang.

Mu Cang Chai et Nghia Lo : les rizières du Nord-Ouest

Mu Cang Chai est à 2h30 au sud de Sapa, dans la province de Yen Bai. Elle offre des rizières en terrasse de même qualité visuelle avec trois fois moins de monde en septembre. C’est souvent une meilleure option pour les voyageurs qui veulent le paysage sans la foule.

La fenêtre des rizières dorées : mi-septembre à mi-octobre. En dehors de cette période, les terrasses sont vertes (juin-août, inondées), vides (novembre-mars) ou en début d’inondation (avril-mai). Chaque saison a sa propre lecture. Notre guide complet détaille ce que vous verrez selon le mois : Mu Cang Chai : quand y aller et ce que vous verrez.

Nghia Lo, à 30 kilomètres plus bas dans la vallée, est la ville la plus proche de Mu Cang Chai. Elle mérite une nuit : le marché du matin et les danses Xoe des femmes Thai (patrimoine UNESCO depuis 2021) que quelques hôtels organisent encore à la demande. Le rythme y est radicalement différent de la frénésie photographique des belvédères de La Pan Tan.

Mai Chau : les villages thaïs et les rizières de fond de vallée

Mai Chau est souvent la première destination de montagne que les voyageurs partant de Hanoï découvrent. À 145 kilomètres de la capitale, accessible en 3 heures de route, c’est l’entrée en matière la plus douce du Nord-Ouest.

Les villages Thai Blancs de la vallée (Pom Coong, Lac, Mai Hich) vivent encore en grande partie de l’agriculture. Lac est le plus visité : ses maisons sur pilotis en bois sombre longent directement les rizières, et les femmes y tissent des étoffes à l’indigo sur des métiers à tisser posés sous les maisons. Le soir, certaines familles organisent des danses et repas partagés, sans les artifices de spectacle qu’on trouve dans les zones plus touristiques.

Pom Coong, à 10 minutes à vélo, est plus calme. Mai Hich, plus éloigné dans la vallée, est le village que nos guides préfèrent pour les nuits en homestay : moins de passage, une atmosphère de fond de montagne plus authentique.

Compter 2 nuits à Mai Chau pour laisser le temps d’explorer les villages à pied ou à vélo, sans les cars de week-end qui arrivent et repartent le même jour.

Pu Luong : rizières et roues à eau entre deux provinces

Pu Luong est moins connue que Sapa ou Mu Cang Chai. Ce manque de notoriété est un avantage réel.

La réserve naturelle de Pu Luong, à la jonction des provinces de Hoa Binh et Thanh Hoa, couvre 17 000 hectares de forêt primaire et de rizières en terrasse. Les villages Muong et Thai qui la peuplent n’ont pas encore basculé dans l’économie du tourisme de masse. Les habitants cultivent leur riz, élèvent leurs buffles, et reçoivent les visiteurs dans leurs maisons sur pilotis sans décor folklorique.

Un détail qu’on ne retrouve pas ailleurs : les roues à eau traditionnels encore en fonctionnement sur les cours d’eau de montagne. Chaque village a le sien. Le bruit de l’eau qui tourne les aubes en bambou s’entend depuis la route.

Pu Luong fonctionne bien dans un circuit Mai Chau – Pu Luong – Ninh Binh (3 à 4 jours), ou comme extension d’un circuit Nord-Ouest plus long.

Ninh Binh : la baie d’Ha Long sur terre, à 2 heures de Hanoï

Ninh Binh est la surprise que personne n’annonce. À 90 kilomètres au sud de Hanoï, le site de Tam Coc et les paysages de Trang An reproduisent l’architecture karstique de la baie d’Ha Long, mais en version terrestre : des pitons de calcaire qui surgissent des rizières et des rivières navigables en barque.

Classé au patrimoine mondial UNESCO en 2014 pour Trang An, Ninh Binh est dans la zone de transition entre le delta et les premières collines.

Petit détail qui change tout : les barques de Tam Coc sont conduites à la rame par les pieds. Les rameuses (souvent âgées) guident l’embarcation sous des tunnels taillés dans la roche en utilisant uniquement leurs chevilles. C’est l’un des rares savoir-faire de batellerie encore vivant dans la région.

Comptez 1 à 2 jours. À combiner avec Hanoï en début ou fin de circuit.

Lac Thac Ba : la baie d’Ha Long en montagne

Le lac de Thac Ba, dans la province de Yen Bai, est l’un des plus grands lacs artificiels du Vietnam, créé par le barrage du même nom dans les années 1970. Ses 1 300 îles et îlots rocheux qui émergent de l’eau reproduisent, à 400 mètres d’altitude, la silhouette karstique de la baie d’Ha Long. D’où le surnom que lui donnent les habitants.

Le lac est encore peu équipé pour le tourisme international, ce qui est un avantage : pas de foule, pas de tarifs Ha Long, et une faune aquatique préservée. Des embarcations locales proposent des traversées vers les villages de pêcheurs sur les îlots. Les grottes sous les falaises calcaires qui plongent dans l’eau s’explorent en barque à rame.

Thac Ba s’intègre bien dans un circuit qui passe par Hanoï, Mu Cang Chai et Sapa, comme étape de rupture dans la plaine avant de remonter vers les sommets.

Cao Bang : la cascade, la montagne trouée et le village des forgerons

Cao Bang est la province la moins visitée de tout le Nord. Elle se trouve à 280 kilomètres au nord-est de Hanoï, à la frontière avec la Chine.

La cascade de Ban Gioc est la plus grande d’Asie du Sud-Est partagée entre deux pays (Vietnam et Chine). Ses eaux tombent sur trois niveaux entre des parois végétales. À 3 kilomètres de la cascade, les grottes de Nguom Ngao s’ouvrent dans la falaise calcaire. Deux kilomètres de galeries aménagées, des stalactites et stalagmites dont certaines atteignent 10 mètres, une acoustique de cathédrale. Peu de grottes du Nord se visitent aussi facilement : la route depuis Ban Gioc est goudronnée, l’entrée des galeries se fait à pied, et la visite prend environ une heure. C’est le complément naturel de la cascade, mais beaucoup de groupes passent l’un ou l’autre, jamais les deux le même jour. Prévoir les deux dans la même demi-journée.

Le lac Ba Be, à mi-chemin entre Hanoï et Cao Bang, est le plus grand lac naturel du Vietnam du Nord, entouré de forêt primaire, avec des grottes navigables en barque et des villages Tay accessibles uniquement par l’eau.

Ce que la plupart des guides omettent : deux sites sur la route entre Cao Bang et Ban Gioc qu’on passe devant sans s’arrêter.

Nui Thung, la « montagne trouée » : une paroi calcaire verticale traversée d’un tunnel naturel que la lumière du matin traverse de part en part. Quand le soleil se lève dans l’axe du passage, l’effet est saisissant. C’est un site connu des habitants de Cao Bang depuis des siècles, quasi absent des circuits touristiques actuels.

Phuc Sen, le village des forgerons : les familles Nung An fabriquent à la main des couteaux et des outils agricoles depuis plusieurs générations. Les forges au charbon de bois fonctionnent encore selon des techniques transmises de père en fils. On peut voir les artisans travailler, acheter les pièces directement aux familles. La qualité des lames est réputée dans toute la province.

Ces deux arrêts font la différence entre un circuit qui voit les mêmes choses que tout le monde et un circuit qui ramène quelque chose d’inédit.

Dien Bien Phu : l’histoire à ciel ouvert

Dien Bien Phu est à 500 kilomètres au nord-ouest de Hanoï, la ville la plus lointaine du circuit classique Nord-Ouest. Le nom dit tout : c’est ici que, le 7 mai 1954, la garnison française capitula après 57 jours de siège, mettant fin à la présence coloniale française en Indochine.

La cuvette de Dien Bien Phu est aujourd’hui une ville ordinaire de 100 000 habitants. Mais le relief autour d’elle est resté : les collines A1, D1, C1 (rebaptisées Eliane, Dominique, Claudine par l’armée française) sont toujours là, avec leurs bunkers, leurs tranchées, leurs traces d’obus.

Pour les voyageurs francophones, c’est l’un des lieux les plus chargés d’histoire de tout le Vietnam. Le musée de la victoire raconte les événements du côté vietnamien. Le cimetière militaire français, plus discret, rassemble les tombes de soldats qui ne sont jamais rentrés. Entre ces deux récits, il y a un silence que la visite laisse habiter.

Compter une journée sur place. Dien Bien Phu se combine avec Sapa (7 heures de route) dans un grand circuit Nord-Ouest de 8 à 10 jours.

Lang Son et Bac Son : le Nord-Est oublié

Lang Son est une ville frontière à 160 kilomètres au nord-est de Hanoï. Elle n’est sur aucun circuit classique.

Ce qui vaut le détour : la vallée de Bac Son, à 80 kilomètres à l’ouest de Lang Son. La vallée ressemble à un amphithéâtre naturel, une dépression verte entourée de montagnes calcaires abruptes, avec des rizières qui occupent chaque mètre plat du fond. Bac Son est nommée parmi les plus belles vallées du monde par plusieurs publications spécialisées en voyage. En octobre, les rizières dorées et les parois grises des karsts créent un contraste qui n’existe nulle part ailleurs dans le Nord.

Les villages Tay et Nung de Bac Son ont conservé une architecture sur pilotis en bois sombre, avec des balcons qui donnent sur les rizières. Personne ne vend de cartes postales ici. L’accueil est celui d’un village qui commence à peine à recevoir des étrangers.

Lang Son et Bac Son s’intègrent dans un circuit Nord-Est de 3 à 4 jours (Hanoï, Bac Son, Cao Bang, Ba Be, Hanoï), différent des circuits Nord-Ouest classiques.

La route RC4 : l’histoire coloniale à ciel ouvert

Entre Cao Bang et Lang Son, la route RC4 longe la frontière sino-vietnamienne sur 150 kilomètres. C’est l’ancienne route coloniale française sur laquelle se déroula en octobre 1950 la bataille de la RC4, la plus grande défaite militaire française en Indochine avant Dien Bien Phu.

Des milliers de soldats français et légionnaires tombèrent dans ces cols entre Dong Khe, That Khe et Na Cham. Les villages traversés n’ont pas bougé. Les cols non plus. La route est aujourd’hui praticable et il reste des stèles commémoratives, quelques bunkers, des histoires que les anciens du coin connaissent par cœur.

Pour les voyageurs intéressés par l’histoire coloniale française, c’est l’un des itinéraires les plus chargés d’histoire de tout le Vietnam du Nord, et l’un des moins balisés.

En combien de temps peut-on voir le Nord ?

DuréeCe qu’on peut voir réellement
5 joursHanoï (2j) + Ninh Binh (1j) + Baie de Lan Ha (2j). Satisfaisant mais limité.
7-8 joursHanoï + Ninh Binh + soit Sapa / Mu Cang Chai soit Ha Giang. Un seul focus montagne.
10-12 joursHanoï + Ninh Binh + Ha Giang + Mu Cang Chai. Le circuit Nord complet.
12-14 joursAjout de Mai Chau + Pu Luong, ou Cao Bang + Ba Be. Zones hors-circuit classique.
15 jours et plusDien Bien Phu, Lang Son / Bac Son, Lao Cai marchés, Lac Thac Ba, ou début d’un circuit Vietnam Nord-Sud.

La règle que je répète depuis 2003 : mieux vaut moins de sites bien vécus que dix étapes survolées.

Découvrir le nord du Vietnam avec Capannam

Voilà la réponse pour Que voir au Nord Vietnam? j’espère que vous avez pu trouver la réponse pour vous même. Si non, n’hésitez pas à me poser la question dans le commentaire, je serais avec un grand plaisir à vous réponse suivant mes 23 ans d’expérience de guide francophone au Vietnam.

Nos circuits au Nord Vietnam couvrent l’ensemble du Tonkin depuis Hanoï, avec notamment le circuit Nord Vietnam 10 jours, le Tonkin authentique en 8 jours, la Mosaïque ethnique du Nord et l’Immersion dans le Tonkin, disponibles en voyage sur mesure ou en départ groupe garanti.

Ce que nos voyageurs nous demandent avant de partir au Nord Vietnam

Oui, mais pas pour tout le monde. Le Nord convient particulièrement aux voyageurs attirés par les paysages de montagne, les ethnies minoritaires et l’histoire coloniale. Le Centre (Hoi An, Hue, Da Nang) est plus accessible, plus riche en architecture historique. Le Sud (Saïgon, Mékong, Con Dao) est plus urbain, plus tropical. Idéalement, un circuit Vietnam complet couvre les trois régions. Avec 2 semaines, il faut choisir un circuit convenable à chacun.

Oui. Nous le faisons régulièrement sur des circuits 10 à 12 jours. L’ordre recommandé : Hanoï, puis Ha Giang (4 jours), retour à Hanoï, puis croisière en baie de Lan Ha (2 nuits). La baie d’Ha Long proprement dite est aujourd’hui plus saturée que Lan Ha, qui offre le même paysage karstique avec deux fois moins de bateaux.

Oui, avec un itinéraire adapté. Ha Giang en moto n’est pas recommandé avec des enfants en bas âge (routes de haute montagne). Ninh Binh, les excursions en barque, les villages Thaïs de Mai Chau, les villages H’Mong accessibles en voiture sont parfaitement adaptés. Nous avons accompagné des familles avec des enfants de 6 à 14 ans sur le circuit Nord, ça marche très bien.

Dans les villes et hébergements, non. Dans les villages ethniques, oui : les habitants parlent leur propre dialecte plus le vietnamien de base. Pour une vraie immersion dans les marchés et les homestays, un guide francophone local est indispensable. Nos guides sont natifs des régions qu’ils accompagnent, pas des accompagnateurs recrutés à Hanoï.

Octobre-novembre et mars-avril sont les deux créneaux idéaux. Pour les rizières en terrasse (Mu Cang Chai, Sapa), septembre-octobre est le pic. Pour les fleurs de colza et de sarrasin à Ha Giang, c’est mars et novembre respectivement. Les détails complets dans notre guide Quand partir au nord du Vietnam.

Un seul conseil : éviter les marchés ethniques de Sapa transformés en attractions payantes (Cat Cat, câble Fansipan). Ils existent, ils sont accessibles, mais ils ne montrent plus rien de la vie réelle des ethnies. Préférer Bac Ha, Meo Vac, Muong Khuong, Si Ma Cai, où les habitants viennent pour eux, pas pour les visiteurs.

Dong Nguyen

A propos de l'auteur

Dong Nguyen

Vietnamien, ancien professeur de français. Dong guide des voyageurs francophones à travers le Vietnam depuis 2003. Guide touristique international certifié, licence N° 101 100 664 délivrée par l'Autorité Nationale du Tourisme du Vietnam (langue : français, valable jusqu'en 2029). En 23 ans de terrain, il a accompagné plus de 3 000 voyageurs au Vietnam, au Laos et au Cambodge : circuits construits sur place, prestataires connus de longue date, itinéraires testés en petit groupe comme en voyage privé sur mesure. En 2018, il fonde Capannam Travel à Hanoï pour proposer ces mêmes voyages dans un cadre structuré, avec une équipe. Ses articles s'appuient sur ce qu'il a vu, fait et vérifié sur le terrain depuis 2003. Pas sur ce qu'on lui a rapporté.

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